ALAN ROURA

Vendée Globe 2020

Revue de Presse

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Seul Suisse engagé dans la mythique transatlantique en solitaire,
le Genevois vit un rêve éveillé à Saint-Malo, dans une ambiance folle

alanSurExocet 640Sur son monocoque de 40 pieds, «Exocet», le Genevois Alan Roura se réjouit à
l’idée de prendre le départ de la 10e édition de la Route du Rhum. JEAN-GUY PYTHON/SAINT-MALO

Depuis une semaine, Saint-Malo est pris d’assaut par un flot de per-sonnes incessant. Il n’était pas encore 11 h, hier matin, que déjà se pressaient des milliers de curieux aux alentours du port de la cité corsaire. Il faut dire qu’ils sont tous dans le même bateau, ces fidèles de la voile. Nombre d’entre eux jouent tant bien que mal de l’appareil photo pour tenter d’immortaliser l’un des 92 skippers – un record – engagés dans cette 10e édition de la Route du Rhum, dont le départ sera donné dimanche.

Parmi eux, Alan Roura. A

21 ans, ce moussaillon est l’un des benjamins de la mythique transatlantique. Seul le Français Paul Hignard, 19 ans, empêche le Genevois d’être estampillé plus jeune participant. Engagé dans la catégorie des Class 40, le Lorientais d’adoption est le seul Suisse en lice cette année. Rencontre avec un marin qui a rendez-vous avec sa première Route du Rhum.

Alan Roura, la tension est-elle en train de monter à quelques jours du départ?

Elle commence à se faire sentir, mais ça va. A ma grande surprise, je dois l’avouer. Pour une fois, je me trouve plutôt serein. Je pense que les choses sérieuses vont véritablement commencer dimanche étant donné qu’il va falloir sortir les bateaux dimanche dès 3 h du matin.

Avez-vous des craintes?

La plus grande, ce sera lorsqu’il faudra passer la darse du bassin du Vauban. En pleine nuit, j’espère ne pas heurter une autre embarcation. Pendant ce genre de manœuvre, certains skippers n’ont qu’une seule envie: mettre les voiles!

Quelle est votre sensation actuelle par rapport à votre bateau, «Exocet»?

Je pense qu’il est robuste, enfin je l’espère… Pour cette édition, il y a pas mal de navires qui sortent d’usine et dont la fiabilité reste encore à prouver.

De quelle manière avez-vous effectué votre préparation?

Principalement sur l’eau, histoire de m’habituer à mon embarcation. J’y ai passé tellement d’heures qu’aujourd’hui je la connais par cœur. J’estime cela plus important qu’une grosse préparation physique. Après peut-être que je me suis planté, mais au moins j’aurai essayé! (il éclate de rire)

Comment vivez-vous ces journées amarré à votre ponton avec ces dizaines de milliers de personnes qui arpentent les quais?

C’est top! Je profite à fond de ces un peu oppressant. C’est difficile de se mouvoir dans cette foule, je ne peux quasiment pas me déplacer sans être interpellé. En début de semaine, avec mon équipe, nous n’avons même pas réussi à quitter le ponton tellement il y avait de monde qui attendait à la barrière de sécurité. Après, l’ambiance est géniale. J’ai eu un déclic l’autre jour en me disant: «M…, je suis à la Route du Rhum, quoi!» C’est hallucinant d’être là et de voir tous ces gens qui s’intéressent à la voile, qui s’agglutinent juste pour te voir, t’encourager et admi-rer les bateaux. Ici, c’est le Festival de Cannes des marins!

On imagine facilement que ce sont souvent les mêmes questions que l’on vous pose?

(Il rigole) C’est bien pour cela que nous avons affiché une pancarte à l’arrière de mon bateau avec les informations de base me concernant. Sinon je passerais la journée à dire d’où je viens, quel âge j’ai, etc. Et en fin de soirée, je n’aurais pas avancé d’un poil la mise en place des derniers détails à régler.

On voit votre maman, Myriam, très présente à vos côtés. Elle ne semble pas particulièrement tendue de vous voir partir.

C’est parce qu’elle le cache vachement bien… (ndlr: elle coupe Alan et admet tout en rigolant avoir cependant «le ventre bien noué»…)

Et votre père, Georges?

Alan: Ah ben lui est parti jeudi matin, il ne veut pas voir le départ. J’ai envie de dire qu’il s’est défilé (rires).
Sa mère: En fait, il s’est rendu à Grenade, pour convoyer un bateau en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre. Il sera ainsi sur place pour l’arrivée d’Alan.
Alan: (Moqueur) Ça l’arrange bien, comme par hasard!

Avec Paul Hignard, vous êtes l’un des benjamins de la course…

Et ça m’arrange bien de ne pas être le plus jeune! Quand je vois tous les médias qui s’abattent sur Paul… Le pauvre, il n’a même plus le temps d’aller aux toilettes. Moi, je suis très bien, au bout de mon ponton, je suis plus tranquille! Ce qui me fait plaisir par contre, c’est quand j’entends: «Ah ben le voilà, le Suisse!»

Cela vous met une quelconque pression d’être le seul représentant de votre pays? Au contraire.

Ça fait des années qu’on parle de Ravussin, de Wavre, etc. Aujourd’hui, c’est Roura! J’espère que, sans jouer à la star, dans vingt ans, des jeunes se diront: «Hey, tu as vu ce qu’avait fait Alan à la Route du Rhum?» Ce serait la classe!

Heureux comme vous l’êtes, vous vivez un rêve…

C’est sûr. L’ultime à mes yeux restant toutefois le Vendée Globe.
Pourquoi pas en 2016… Qui sait?

En chiffres

92 Le nombre de skippers au départ. Un record.
5 Les catégories de bateaux au départ, rassemblant monoco-ques et multicoques: Class 40, Ultime, Imoca, Rhum et Multi 50.
1,8 En million, le nombre total de spectateurs attendus du côté de Saint-Malo entre le 24 octobre, jour d’ouverture du village et du départ, et le dimanche 2 novembre.
A 75 ans, le Britannique Sir Robin Knox-Johnston est le plus vieux concurrent de la Route du Rhum, qu’il retrouve trente-deux ans (!) après sa dernière participation.
B.BE.

Source : Tribune de Genève, le 31 Octobre 2014

A terre, il souffre du mal de mer

Tribune27Aout0Le regard a un éclat différent. Le sourire a changé, aussi. Il y aurait même comme le début d’un trémolo, coincé tout là-bas dans la gorge d’Alan Roura. «C’est celui-là, avec la bâche grenat, tout au bout du ponton.» Lui, c’est ce Pedro, un gros et beau bateau à moteur qui a servi de maison à la famille du jeune marin genevois. «J’avais 2 ans quand on s’est installé ici, se souvient-il. Il y avait mes parents, mon grand frère et l’une de mes deux soeurs. Je me souviens que le matin, elle allait prendre le bus pour aller au Cycle de Bois-Caran.» Il restera à quai jusqu’à ses 8 ans. Six ans de bonheur avec vue sur le Jet d’eau. Pour un gosse, grandir sur le pont est pour le moins formateur. Un jour, il est pirate, un autre marin. Mieux encore, capitaine. Une vie au grand air. «C’est sans doute de là que me vient l’impossibilité de me fixer dans une vraie maison, sourit-il. Aujourd’hui encore, je ne tiens pas longtemps sous un vrai toit.» Il est comme ça, Alan Roura, c’est à terre qu’il souffre du mal de mer.

Dans la cour des grands

Depuis ce printemps, il s’est donc installé en Bretagne. C’est du côté de Lorient qu’il a trouvé son nouveau nid, avec Aurélia, «ma chérie». Un une-pièce de 40 pieds. Un joli monocoque tout beau et presque neuf qu’il loue cette année grâce des sponsors «emballés par le projet et la personnalité du jeune homme». «C’est avec lui, Exocet, que je m’engagerai le 2 novembre sur la Route du rhum.» Il aura 21 ans et sera sans doute le plus jeune marin de la flotte. «Je dois encore me pincer tous les jours pour y croire, raconte le jeune homme. Depuis que j’ai bouclé mon parcours de 1000 milles de qualification, il y a deux semaines, c’estdevenu une réalité. Il y a un côté stressant mais aussi un côté très excitant. Je suis dans la cour des grands.» La Route du rhum, c’est la plus mythique des transatlantiques. Comme le Vendée Globe (le tour du monde), elle se court en solitaire. Tous les quatre ans, de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, c’est un douxet fou mélange de bateaux qui s’élancent sur «ce parcours de pirates», comme aiment à rappeler ceux qui, tel Bernard Stamm, ont goûté un jour au Rhum.

«Je m’attends à une douce folie du côté de Saint-Malo, reprend Alan Roura. Des centaines de milliers de visiteurs viennent admirer les bateaux, et notamment les multicoques géants de la catégorie Ultime. Nous, avec nos «petits» monocoques de 40 pieds (ndlr: 12 mètres), on sera sans doute un petit peu plus tranquille. Quoique. Je sais déjà qu’une grosse centaine de personnes, amis, sponsors, viendra au départ. Je serai de toute façon très loin de la quiétude de la Mini Transat de l’an passé.»

Mille métiers autour du globe

Et très loin du calme lisse de cette rade genevoise qui l’a vu grandir. Il se retourne vers le Pedro: «Il y avait deux chambres, une à l’avant et une autre à l’arrière, dans une sorte de mezzanine. Rien n’a bougé semble-t-il. La suite? Elle est à la fois simple et tient en un mot: la mer.» En 2001, George, le papa, ferblantier de formation, rachète un long vent, un solide monocoquequi végète à deux pas de la «maison» des Roura. Et c’est parti pour dix ans d’aventures autour du globe. Les Caraïbes, le Venezuela, la Nouvelle-Zélande, les îles du Pacifique. «J’ai appris mille métiers sur le tas, sourit-il. Sans aller un seul jour à l’école. Et puis j’ai acquis une expérience de marin, forcément. A 18 ans, j’ai passé mon brevet de skipper professionnel. Le goût de la course au large est ensuite venu naturellement. Je me suis essayé au Mini, ça a bien marché. Et là, je franchis l’étape suivante. Mon rêve, c’est de faire le Vendée Globe en 2016 et battre ainsi le recordde précocité détenu par Ellen McArthur.» Quand il évoque ce projet fou, son regard est éclatant. Un peu comme quand il est fixé sur ce Pedro qui l’a vu grandir.

 

Tribune27Aout1AlanRoura

Bio express

1993 Naissance à Genève.
1995 La famille Roura s’installe sur un bateau au Port-Noir. Quand l’hiver est rude, le chauffage est très sollicité et la facture d’électricité de la Société nautique, voisine, grimpe étrangement…
2001 Alan part autour du monde avec ses parents. Une aventure extraordinaire qui durera dix ans.
2011 Il devient skipper professionnel.
2013 Il participe à la Mini Transat avec le plus vieux bateau de la flotte (11e).
2014 Il prendra le départ, le 2 novembre, de la 10e édition de la Route du rhum à Saint-Malo.

Photos : Laurent Guiraud

L'homme et son navire, « un vrai couple »

leRegionalAlan Roura, jeune marin d'origine genevoise, participera à la prochaine Route du Rhum, une course transatlantique en solitaire. Le Régional l'a rencontré le jour où il intégrait le club nautique de Lutry, qui le soutiendra dans cette aventure.

Une vive poignée de main, un enthousiasme contagieux et une franchise des plus limpides: il est bien difficile de songer à première vue qu'Alan Roura prépare sa toute première Route du Rhum. Pourtant, en ayant effectué un tour du monde à la voile d'une durée de douze ans en compagnie de ses parents, nul doute qu'il bénéficie d'ores et déjà d'un sens aigu des réalités du large. A 21 ans, il est le plus jeune participant et plus petit budget de cette course qui reliera dès le 2 novembre St-Malo à Pointe-à-Pitre. Mais Alan n'en a cure: il compte faire fi des composantes économiques pour mieux bousculer la concurrence. Il a officiellement intégré mercredi 2 juillet le club nautique de Lutry, dont les membres le soutiendront activement. L'occasion pour Le Régional de le rencontrer.
 
Sur une course d'une telle longueur, le marin a-t-il un rôle d'autant plus décisif, ou le navire constitue-t-il le facteur de performance principal?
Alan Roura : Le marin reste le moteur. Je pars avec un bateau de 2010, ce qui n'est pas très vieux. Mais il est vrai que certains amis ont des bateaux de 600'000 euros dans leurs mains... Moi, j'arrive à côté avec un prototype construit à la main par un seul homme... Mais l'histoire est belle et à mon sens la voile ne doit pas être une question d'argent: il faut montrer qu'on peut faire les choses avec un petit budget. Je garde comme objectif de faire un « Top ten » sur cette Route du Rhum et je pense qu'avec de l'entraînement, en faisant bien les choses comme prévu, tout est possible. Je vais devoir être physiquement au niveau du bateau et moralement au mieux de mes capacités, mais je pense qu'il y a moyen de faire une très belle course si je parviens à ne faire qu'un avec mon bateau. Un vrai couple (rires).

Quel paramètre constitue l'aspect le plus ardu à gérer lors d'une telle aventure?
Le sommeil ! (rires) Sur la mini transat' je dormais deux à quatre heures par jour, sur vingt-cinq jours. En arrivant, j'étais... raide. En réalité, il faut essayer de ne pas tomber dans le rêve, c'est le plus dur. Être toujours avec son bateau. Lorsque je ferme l'oil, je dois savoir que les autres ne le ferment pas. Je dois estimer à quel moment je peux me permettre de m'endormir, lorsque les conditions sont optimales. Mais je dois aussi garder à l'esprit que l'objectif est d'arriver au bout avant tout.

Source : http://www.leregional.ch/N61564/l-homme-et-son-navire-un-vrai-couple.html


 

Alan Roura va goûter à la Route du Rhum

Tribune 12Mai2014Le jeune marin genevois sera au départ de la mythique transat le 2 novembre. Il pourrait être le seul Suisse en course.

Il y a une vraie histoire entre les marins suisses et la route du Rhum. Cette année, c’est Alan Roura qui écrira une nouvelle page de roman d'aventures maritimes. Le marin genevois sera au départ de la 10e édition de cette transat qui emmène les bateaux de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre. Avec sans doute l’étiquette de plus jeune navigateur de la flotte (21 ans) et celle, peut-être, de seul Suisse engagé (lire encadré). «J’ai trouvé mon bateau, dit-il. Ce sera un monocoque de 40 pieds qui devrait me permettre de faire une belle course, lance-t-il avec enthousiasme. C’est un prototype qui a été construit par Elie Canivenc, un architecte constructeur naval réputé. Je le loue pour la saison et je pense que c’est le début d’une belle aventure.»

L’an passé, Alan Roura s’était révélé aux yeux du grand public à l’occasion de la Mini Transat. On avait alors découvert ce tout jeune homme au parcours atypique qui s’était classé à une très belle 11e place avec le plus vieux prototype de la flotte. Navman, c’était le compagnon d’une première aventure en course. «C’était aussi presque comme ma maison, souligne Alan Roura qui vit sur l’eau depuis qu’il a quatre ans. Ça a été un vrai moment d’émotion de le vendre après la Mini.»

Avec cette Route du Rhum, course mythique qui attire des centaines de milliers de spectateurs sur les pontons de Saint-Malo, Alan Roura s'apprête a entrer dans une nouvelle dimension. «Je n’ai jamais vécu cette course de l’intérieur. Je sais juste que tous les grands marins y ont pris part. Je m’attends à une grosse et belle folie.»

Photo : Jean-Guy Python
Source : http://www.tdg.ch/sports/alan-roura-gouter-route-rhum/story/12636525


 

TV

 

Alan Roura, "mini" transatier et grand marin

Il n’a pas de portable, et tout ce qu’il possède, c’est son bateau de 6m50 : à 20 ans, le suisse Alan Roura est le plus jeune skipper de la "Mini transat", traversée de l’Atlantique en solitaire, dans des «coquilles » terriblement inconfortables. C’est aussi le coureur avec le plus petit budget. Mais ça ne l'effraie pas, lui qui est presque né sur l’eau : à 8 ans, avec sa famille, il part en voilier pour un tour de l’Atlantique, puis du Pacifique, avant de vivre dans les Caraïbes… Pour économiser de l'argent, il vient de passer des mois à dormir dans son bateau en bois, entièrement restauré. Rencontre avec un marin atypique, bien décidé à vivre son rêve.


Alan Roura, "mini" transatier et grand marin...par BFMTV


 

Mini-transat : de jeunes marins rois de la débrouille

La mini-transat, qui quittera la semaine prochaine Douarnenez pour la Guadeloupe, est la première étape pour les jeunes marins qui veulent se lancer dans la course au large. Faute d'argent, ils doivent faire preuve d'inventivité pour trouver des financements.

Source : http://videos.tf1.fr/jt-we/2013/mini-transat-de-jeunes-marins-rois-de-la-debrouille-8289932.html


 

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