ALAN ROURA

Vendée Globe 2020

JOUR 7 - Message du bord

Voilà une bonne nuit : pas de repos mais de la performance ! Avec mon " J1 magique " et un ris dans la grand voile, on a bien poussé le bateau toute la nuit ! Des pointes à 23 noeuds de vitesse dans 23 noeuds de vent, du bonheur !

J'attends le classement avec impatience, savoir si j'ai repris un chouille sur les concurrents de devant.

Il n'y a pas beaucoup de mer mais elle est légèrement croisée, ce qui ne rend pas simple la marche du bateau. La solution : laisser de la toile et foncer pour passer !

Hier j'ai eu un petit mail d’Eric (Bellion), ça fait plaisir entre coureurs de se parler. C'est vraiment un personnage que j'apprécie beaucoup. Ça me manque presque de ne plus l'avoir à côté !

À bord, toujours RAS. Juste que c'est chaud de vous écrire en allant à 19 noeuds !! Le plus dur, c'est pour la grosse commission… Ce n'est clairement pas simple l'histoire. Tu t’imagines le bateau couché à 20°, toi sur une jambe et l'autre contre la cloison, une main avec le PQ et qui retient le seau en même, et l'autre avec laquelle tu essayes de t'essuyer sans en foutre partout. Après, vient le problème du seau en plastique qui est souple et qui au bout de deux minutes commence à s’enfoncer. C'est pratique, tu n’as plus besoin de le tenir mainenant. Attention par contre à ne pas toucher le fond d’eau.... Rien de plus agréable le matin. 

Et quand tu as terminé, tu prends le seau à la main pour aller le vider dehors, tu ne prends pas le temps de mettre ton ciré, tu sors de la casquette du cockpit, et BLAM... Tu es completement rincé.

Vive le matin à bord de La Fabrique !....

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