ALAN ROURA

Vendée Globe 2020

Actualités

Alan nous dit tout sur sa qualif’

Au retour de ses 1 000 milles en solitaire, Alan s’est plié au jeu des questions-réponses à propos de son expérience.

Les bobos du bateau ?
Les gros bobos : le safran tribord qui est fissuré au niveau de la ferrure. Et le vit-de-mulet qu’il va falloir changer.
Les petits bobos : la fixation du siège de table à carte qui s’est cassée, le code 5 qui est légèrement déchiré, et les drisse de GV et de spi qu’il va falloir remplacer.
Autrement il va falloir améliorer les shnurkels, la barre et le balcon arrière.

Ceux du bonhomme ?
Je me suis ouvert la plante du pied gauche en remontant le spi à bord après mon vrac des premiers jours. C’est en reposant le pied, un peu brusquement, par terre que la peau s’est déchirée. C’est assez profond mais ça n’a pas trop saigné donc je ne pense pas qu’il faille nécessairement recoudre. Et j’ai aussi une bosse sur l’arcade sourcilière gauche, je me suis cogné dans le roof en rentrant dans le bateau.

Ta « to do liste » au niveau des performances ?
Découvrir comment mieux le faire marcher au près, et apprendre à bien matosser.

La nourriture ?
Il y a un plat en particulier qui m’a marqué : une côtelette de porc avec pommes de terre sautées. Une préparation en bain-marie que j’ai fait revenir à la poêle. Exquis ! Sinon, tout était bon, cette fois (ndlr : contrairement à lors de la Mini Transat) !

Le sommeil ?
En gros, 3h par 24h, par tranches de 20 à 30 minutes. Toujours la nuit, je n’arrive pas à dormir le jour.

Combien de livres ?
Une page. Voire trois lignes (rires). Ce n’était pas pratique pour veiller de nuit, d’autant que ma lampe frontale ne marchait pas.

De films alors ?
J’avais embarqué une quinzaine de films. J’en ai vu certains plusieurs fois…

Ta première fois pendant cette qualif’ ?
C’était la première fois que je passais le Fastnet en solo.

Ton plus beau moment ?
L’arrivée au ponton, avec un petit comité d’accueil qui m’attendait. Mais aussi 15 milles avant d’arriver, lorsque j’ai réalisé que j’allais faire la Route du Rhum. J’avoue que j’y suis allé de ma petite larme (sourire).

Ton pire moment ?
Après l’île de Ré, la période de près dans 30 nœuds. Tu sais qu’il te reste 100 milles, tu aimerais faire route directe, et tu ne peux pas.

Ton plus gros fou rire ?
Quand le siège de la table à carte s’est écroulé. J’ai voulu m’y asseoir, en plein élan, j’ai posé mes fesses… Et me suis retrouvé par terre !
Aussi quand j’ai monté le génois, mais que le crochet de la drisse s’est ouvert. Il est lamentablement retombé sur le pont, la drisse restée en haut. J’ai bien ri. D’ailleurs, la drisse est toujours là-haut !

Ta plus grosse peur ?
Le vrac. Je me suis retrouvé le bateau couché dans l’eau, le spi chaluté. Il m’a fallu une bonne heure pour le remonter à bord. Mais j’ai de la chance, il n’a qu’une petite déchirure de 30 cm.

Ton plus grand plaisir ?
Quand on surfait sous spi en allant au Fastnet, c’était vraiment top.

Un mot pour qualifier Exocet ?
Tête de mule !

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Alan, 12ème du Vendée Globe

FinishRoura 12th-300 

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