ALAN ROURA

Vendée Globe 2020

Actualités

JOUR 13 - Allô la terre ?

Joint par téléphone ce matin, Alan a fait le point sur sa position et sa situation actuelles, lui qui rencontre depuis deux jours des problèmes de système de communication.

Un Pot au noir compliqué, qui s’étend vers le Sud et colle au train du dernier wagon de la flotte, c’était déjà bien assez à gérer pour Alan Roura, cependant toujours heureux d’être en mer à bord d’un bateau encore à 100% après bientôt deux semaines de course. Mais non, il a fallu que l’aspect technique s’en mêle en venant s'ajouter aux vents instables, aux grains incessants et aux petites vitesses affichées au compteur : plus d’internet « haut débit » à bord de La Fabrique. « Mercredi, j’utilisais mon logiciel de montage vidéo et de visio conférence lorsque celui-ci a planté, faisant bugguer tout mon ordinateur et mon système de communication internet, explique Alan, qui a alors redémarré son Inmarsat, ou Fleet Broatband 250, centrale de télécommunication par satellite. En le rallumant, un message d’erreur concernant une défaillance de l’antenne est alors apparu à l’écran. J’ai donc ouvert le boîtier et constaté que l’antenne, qui est d’habitude en mouvement constant pour s’aligner avec les satellites, ne bougeait plus. J’ai testé d’autres branchements, mais rien n’y a fait : je n’ai plus d’accès digne de ce nom à internet et donc plus de fichiers météo ni possibilité d’envoyer des messages du bord, des photos ou des vidéos depuis maintenant deux jours. » Équipé d’une autre mini-centrale de communication, le Standard C (ou Mini C), Alan reste en mesure de recevoir certaines informations envoyées par la Direction de course du Vendée Globe - en particulier la position des autres concurrents - et reste également en contact en phonie avec la terre grâce à la présence à bord de plusieurs Iridium, autre système de téléphonie par satellites. 

« À l’aveuglette »

Si l’absence de nouvelles écrites et de photos et vidéos est un problème quant aux obligations de communiquer imposées par l’organisation du Vendée Globe, sans compter sur la frustration des milliers de supporters dans l’attente de nouveaux contenus, l’impossibilité pour Alan de récupérer des bulletins météo complets en est un autre, ô combien plus pénalisant pour le jeune skipper. « Je n’ai plus de météo récente, je suis à l’aveuglette, ça me rappelle la Mini Transat 2013… a-t-il résumé, non sans garder son sens de l’humour. J’ai pu prendre une dernière météo mercredi matin, mais ça change tellement vite par ici que je ne suis pas sûr qu’elle soit encore bonne. Là, en tout cas, ce n’est pas ce que j’ai sur mes fichiers ! C’est sympa de naviguer à l’ancienne, c’est excitant, le bateau va toujours au top, à 100% de son potentiel sans aucune casse, mais ça va vite devenir embêtant, surtout lorsque je serai dans le Sud… » Depuis lors, Alan travaille d’arrache-pied pour trouver une solution, en tentant de réparer son antenne en mer ou bien en utilisant la connexion internet de l’un de ses Iridium (connexion moins performante mais viable malgré tout). Ce qui impliquerait de nouveaux branchements et paramétrages de logiciels. Le Genevois reste toutefois « très optimiste » et « pense pouvoir retourner à une situation normale dans la journée. » 

On serre les dents, équateur 300 milles devant !

En attendant, Alan fait avec le vent qu’il a, dans du près serré de 10 à 12 noeuds et une mer croisée, perturbée par les fameux grains du Pot au noir : « Je règle le bateau toutes les deux secondes pour avancer au mieux mais ce n’est pas simple. Hier, j’ai eu 4 énormes grains qui m’ont poussé à l’Ouest pendant près de six heures. Je suis maintenant bien trop positionné à l’Ouest, mais je n’avais pas le choix car si je virais de bord, cela me faisait aller encore plus dans la mauvaise direction, vers l’Est, avec une mer complètement de face. Ce n’était pas possible et ça aurait aussi été stupide de faire ça. Donc là, je suis ballasté à l’avant du bateau, car autrement il tape et s’arrête dans les vagues. Je n’avance pas très vite, mais je fais presque mon cap, à 20° près (à 205/210° au lieu de 190). Je me fais bien secouer, j’avance à 9 noeuds… Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux, mais ce n’est pas pire non plus. Le vent devrait tourner gentiment, je me réjouis d’arriver dans le Sud et profiter de meilleures conditions. Il faut le temps. » Passage de l’équateur prévu ce week-end, pour des jours meilleurs à bord de La Fabrique !

CLASSEMENT DU 18 NOVEMBRE 2016 - 14H UTC

1 - Alex Thomson (Hugo Boss) à 20 398,4 milles de l'arrivée
2 - Armel Le Cléac' (Banque Populaire VIII) à 107,0 milles du leader
3 - Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) à 116,3 milles

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21 - Rich Wilson (Great American IV) à 1 275,8 milles
22 - Romain Attanasio (Famille Mary - Étamine du Lys) à 1 308,0 milles
23 - Éric Bellion (Comme un seul Homme) à 1 312,8 milles
24 - Pieter Heerema (No Way Back) à 1 394,0 milles
25 - Alan Roura (La Fabrique) à 1 473,7 milles

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Messages du bord


JOUR 9 : C'est lundi à bord de La Fabrique, fini le week-end ! 
JOUR 10 : Le genre de matin qui te met de mauvaise humeur...
JOUR 11 : Je pense que dans la vie, il y a des signes...

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Alan, 12ème du Vendée Globe

FinishRoura 12th-300 

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